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Mercredi 12 septembre 2007

Voici mon 1er article et aussi ma 1ère indignation : la réforme de la sécu !  medoc3.gif

 

Passons sur l'inutilité du médecin traitant puisque le nomadisme médical concerne moins d'1% des patients (avant même l'instauration du système mais bon, on réforme sans analyser les réels problèmes) et que la grande majorité des assurés est fidèle à son médecin généraliste. De toute façon, en pratique, les spécialistes contournent ces doubles consultation en demandant juste le nom du médecin traitant, sans lettre spécifique. C'est malin d'avoir dépenser tant d'argent pour une réforme qui ne réduit pas les dépenses de la Sécu !

Passons sur le paiement de 1 euro par acte médical, et de 18 pour les actes supérieurs à 91 euros...

Passons sur la « participation » de 0,50 euros par médicaments qui sera bientôt en vigueur et qui fait que notre beau système par répartition tombe en ruine puisque les malades vont payer...pour les malades. Les cancéreux et autres malades vont être contents de payer pour les malades d'Alzheimer !

Passons sur le fait que les malades en ALD doivent payer l'ensemble de ces forfaits non remboursés alors que la prise en charge est sensée être à 100% malgré, par exemple, le plan cancer de notre cher gouvernement.

Mais aujourd'hui, je ne vais pas passer les personnes victimes d'accidents du travail (AT)et de maladies professionnelles (MP).

Notre système reposait en quelque sorte sur un échange de « bons procédés » :

  • les employeurs payent sur les salaires une charge sociale à la branches AT/MT de la sécu une contribution en fonction du nombre de salariés et de victimes de AT/MP dans l'entreprise

  • la branche AT/MP prend en charge la rente et les soins des victimes.

  • Le salarié ne porte pas plainte en principe contre son employeur (la sécu peut le faire en cas de faute de l'employeur).

    Ainsi, le salarié est indemnisé de suite sans attendre l'issu d'un procès incertain et l'employeur n'a pas à « provisionner » contre des dommages et intérêts aléatoires en résultant .

Mais voilà, avec tous ces forfaits que le salarié paye de sa poche, il n'y a plus de prise en charge à 100 %. Sans compter les médicaments déremboursés mais nécessaires.

Résulat : il n'y a plus de prise en charge intégrale d'un préjudice subi par le salarié, victime de la négligence, voir de la faute de l'employeur.

C'est tout simplement injuste et inadmissible dans un pays où l'on est sensé être indemnisé l'ensemble d'un préjudice résultant d'un 1/3 responsable ! Et surtout quand ce préjudice est déjà sensé être pris en charge par les contributions des employeurs (et oui, on ne vous a pas tout dit messieurs les employeurs !).

Les victimes vont-ils devoir poursuivre l'employeur pour obtenir le paiement de l'intégralité de leurs soins ? Ou ces salariés déjà victimes sont en plus victimes d'une réforme qui les a « oublié » ?
Mais allons jusqu'au bout de la logique libéraliste : un AT ou un MP et automatiquement un procès avec bien évidemment le paiement de tous les frais médicaux à la charge de l'employeur (qui peuvent être très très élevés sans prise en charge de la sécu). Les copains du Medef de notre président Nico ne seraient pas vraiment ravis, j'imagine. Les tribunaux non plus.

Cette question se pose pour les syndicats qui j'espère, par leurs actions, réussiront à supprimer ces contributions forfaitaires pour les victimes d'AT/MP.

Alors incompétence de ces gens qui font pleins de rapports, appartiennent à des commissions de réforme et font des lois ou réelle volonté de précariser les victimes ?

Ainsi va la France...

 

 

 

 

Par Aurel
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